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Paléontologie

Des dinosaures en Charente-Maritime, de Charron à Angoulins.

Une collection régionale

Avec plus de 3000 fossiles, les collections de paléontologie sont les plus vastes des trois collections des Sciences de la Terre. Elles sont exposées au sous-sol du Muséum.

L’ensemble régional est ici le plus important : il retrace une bonne partie de la paléodiversité des terrains jurassiques et crétacés qui couvrent les Charentes.

L’ensemble régional est ici le plus important : il retrace une bonne partie de la paléodiversité des terrains jurassiques et crétacés qui couvrent les Charentes.

Conservateur de 1854 à 1897, Edouard Beltrémieux a enrichi ces collections. En 1885, il décrivit notamment les ossements d’un plésiosaure localisé à Charron.

L’une des plus anciennes découvertes de dinosaure en Charente-Maritime fut rapportée en 1881 par Augustin-Marie Boisselier, connu pour être le principal collaborateur du Service de la carte géologique de France. Mis à jour dans un champ labouré, Boisselier confie les ossements à Henri-Emile Sauvage du Muséum national d’Histoire naturelle qui identifie les restes d’un Megalosaurus. Ils furent en réalité requalifiés plus tard comme étant ceux d’un sauropode, un dinosaure herbivore à long cou d’un genre impossible à déterminer.

La faune fossile de la pointe du Chay à Angoulins occupe également une place prépondérante dans les collections. Si elle fut l’objet d’une abondante récolte, particulièrement bien documentée, on le doit aux deux conservateurs adjoints Charles Basset de 1889 à 1913 et Ferdinand Laféteur à partir de 1933, ainsi qu’à Jean Cadenat et Jean Lafuste.

La collection de paléontologie régionale s’enrichit toujours grâce à l’acquisition de types et figurés* de nouvelles découvertes.

*échantillon à partir duquel une espèce a été décrite et figurée dans des publications scientifiques. Par définition, c’est un échantillon étalon unique.